
L'enfant des pierres a peur
Des larmes roulent sur ses joues grises
Des sillons d'eau salée dessinent des courbes graciles
Il est fier de ses peintures de guerre
L'enfant des pierres est gris de poussière
Ses cheveux anthracite ne sont plus qu'un pâle reflet
Dans les vitres cassées
Image d'un ange déchu sur cette terre aride et pauvre
L'enfant des pierres est fou
Les hommes de l'étoile bleue le poursuivent
La guerre oublie l'âge de ses fils
Pour mieux les broyer
L'enfant des pierres est seul
Perdu dans un monde qui n'est pas à sa taille
Il flotte entre les hommes baignés du sang des justes
Enclin à la sauvagerie des sentiments de celui qui n'a plus rien
L'enfant des pierres a mal
Rouges sont ses yeux mais son sang est bleu
Comme un ciel sans nuages peuplé d'oiseaux d'argent à cocardes
Un ciel qui brûle sous les vagues des étoiles de la mort
L'enfant des pierres a soif
La course dans la médina l'a abreuvé de poussière et d'humeurs
Mais pour étancher son appétit de justice
Et revendiquer ses racines il va devoir attendre
L'enfant des pierres a du désir
Cette onde froide lui traverse l'estomac dés que sa belle apparaît
Une langueur lui fait baisser les yeux au lieu de lui parler
Une envie de la prendre dans ses bras pour lui parler de paix
L'enfant des pierres a de l'amour
Pour cette terre meurtrie ensemencée de trop de sang
Pour ce ciel bleu où jadis les colombes planaient en corolle
Pour ce peuple déraciné volé perdu mais toujours fier
L'enfant des pierres a peur
Les balles sifflent et claquent dans le béton froid
Les chiens aboient et reniflent sa piste
Les hommes crient et tirent tirent tirent
L'enfant des pierres est mort
Assis contre le rideau de fer du marchand de fèves
Ses yeux blancs face au grand large
Il semble s'être assoupi peut-être rêve-t-il toujours de son pays
L'enfant des pierres est pleuré
Dans un long cortège qui s'étend jusqu'à la mer
Flottent les drapeaux noirs les drapeaux verts
Psalmodient les chants exhortent les martyrs
inconnu
Le 8 novembre au matin, un quartier résidentiel de Beit Hanoun a été visé par les obus israéliens faisant 18 victimes dont sept enfants et quatre femmes.
Israél parle d'une erreur technique , les Etats Unies parlent d'une ligitime défence , les européens parlent avec la langue du bois et les arabes tout simplement ne parlent plus depuis toujours !!!
Sept tués, tous des palestiniens qui étaient entrains de poser des bombes....
Deux fillettes ...
les deux fillettes avec .... la maman au milieu ( c'est le principe "faut pas tuer les enfants sans les parents ni les parents sans les enfants")
encore une fille ...toujours avec le meme massacre
maintenant un garçon ...un terroriste biensur...
et une femme...
et ...
et...
et...
et ...
et...encore
et pour finir
Heure et date : 17h30, le vendredi 9 juillet 2006,
Lieu : sur la côte de la mer de Beit Lahia, au nord de la ville de Gaza.
Acteurs : la famille Ghalia et l'armée sioniste.
Scène: des obus israéliens arrivent sur la plage vers les familles qui venaient profiter de la mer
Bilan : lourd très lourd.
90% des membres de la même famille (Ghalia) sont tués dans cette attaque :
Ali (43 ans) le père...mort
Raisa (36 ans) la mère...morte
et leurs enfants :
Haytham (8 mois)...mort
Hanadi (2 ans)...morte
Sabrin (7 ans)...morte
Ilham (17 ans)...morte
Alia (24 ans) ...morte
les blessés : (Hamida, Amane (22 ans), Avham (17 ans), Adham (12 ans), Huda (10 ans), Hadil (6 ans), Latifa (4 ans).
Tous celà devant la fille Huda Ghalia (11 ans) seule survivante de la famille , mais qui a vu en direct le massacre de sa famille: "J'étais à la mer lorsque d'un coup j'entends le bruit d'une violente explosion, je sortais de l'eau et je suis y aller vers ma mère, je l'ai trouvé toute couverte du sang ."
Huda, la fille que tout le monde a vue, très choquée devant les cadavres de sa famille en hurlant devant le cadavre de son père, est psychologiquement détruite et elle a été transportée a l'hôpital plusieurs fois.
les survivants...des jouets qui temoignent qu'ils étaient entrain de jouer les enfants
Huda hurlant à côté de son père qui n'est plus là....
Lundi 7 Avril 2001, après midi, Mme Susan Hajjou arrive à Khan Younes avec un bébé dans les bras pour assister au mariage de sa cousine.
Comme les palestiniens femmes, hommes et enfants n'ont pas le droit à aucun moment de joie , la joie de cette femme va se transformer en une tragédie, quand un obus d'un des chars israéliens déchirera le corps de son bébé , Imène à peine 4 mois , ne savait rien de se que se passait autour d'elle , sa mère était entrain de chercher un abri loin de bombardement israélien ,lorsqu'elle se retrouvait au mouvais endroit avec la mauvaise personne , à l'entrée de la maison un abus blésse la mère et touche le fragile corps du bébé ...
Résultat :
Imène...un corps partis en éclats...

Iman al Hams
C'est son histoire aujourd'hui , on est toujours avec les enfants. Elle avait 13 ans , Scolarisée dans une école du quartier de Tal al Sultan, dans la ville de Rafah, Réfugiée , le jour de son assassinat , le matin du 5 octobre 2004 à proximité de son école, les faits : la petite Iman se rendait à son école lorsqu'elle passe devant un tour d'observation de l'armée israélienne , quand elle fait tomber son cartable , quel malheur! plus droit à l'erreur devant une telle armée , même pour une fillette de 13 ans , même pour ramasser un cartable qui contient des livres et des stylos, même lorsqu'on porte un uniforme scolaire... Iman reçoit une première balle à la jambe , c'est fini ? non ... le soldat qui a tiré la première fois s'approche d'elle et tire dessus une deuxième fois troisième quatrième ...Elle présentait au moins 15 blessures par balle sur la partie supérieure du corps, dont plusieurs à la tête!!! C'est fini ? Non .... Son corps est resté pendant plus d'une heure sur le sol avant que l'armée barbaro-israélienne autorise une ambulance à s'en approcher.
Peut être elle rassemblait à ça avant sa mort

Par contre elle est plus que ça :

Que regarde t-il?
Son livre de l'école peut être...Son cahier où il a écrit tout ses poèmes préférés peut être...
Qui regarde t-il?
Son ami qui vient vers lui peut être...une Jeep un soldat une arme...nuance , paradoxe, il sait pas à quoi il doit s'attendre mais il regarde...
Que Cherche t -il ?
Son petit jouet peut être...mais comment va t il le retrouver au milieu de tout ce carnage? mais il va le retrouver parce que c'etait son unique jouet...
Qui cherche t-il?
Sa maman peut être...partie chercher son papa à son tour...qui cherche qui? la maman qui cherche son mari et l'enfant qui cherche sa maman mais persone ne retrouve l'autre...enfin de compte une veuve et un orphelin.
Qu'attend t-il ?
Un toit pour dormir...un lit pour se reposer...une maison...une famille...une terre...une vien normale comme n'importe quel autre enfant de son âge dans ce monde...
Qui attend t-il ?
Celui qui lui tende la main peut être...
Viens t'es pas seul....
le sourire d'un enfant...les larmes d'un enfant.. il y a pas plus sincère...
La souffrance, l'amour de sa terre, son innocence, ne pourront lui faire que des larmes...
la preuve:
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